OMEGA 3 de KRILL
PRINCIPALES UTILISATIONS
Réduire les douleurs Articulaires, les Rhumatismes.
Réduire certains facteurs de risques de maladies cardiovasculaires.
Soulager les désagréments dus au syndrome prémenstruel...
DESCRIPTIF
Le krill est une petite crevette dont la taille varie de 0,6 cm à 10 cm. Son corps est translucide et ses organes sont luminescents, ce qui le rend particulièrement visible dans l’océan. On le trouve essentiellement dans les eaux froides de l’Antarctique.
En norvégien, krill veut dire « nourriture de baleine ». Les baleiniers ont en effet créé ce mot pour désigner les nuées de minuscules crustacés qui forment les bancs de zooplancton. Ce dernier est une importante source d’aliments pour les baleines, les phoques, les manchots et les oiseaux marins. Bien qu’il existe plusieurs espèces de ces mini-crustacés, Euphausia superba est l’espèce qui fait actuellement l’objet d’une importante pêche à l’échelle industrielle.
HISTORIQUE
En Asie, en Russie et dans certains des pays de l’ex-URSS, les humains consomment depuis longtemps le krill séché. Au Japon, on le nomme okiami et il sert surtout comme ingrédient dans les soupes, les salades de fruits de mer et certaines entrées. Les Japonais considèrent le krill frais comme un aliment fin de haute gastronomie. Mais la plus grande part des prises mondiales de krill va à l’industrie de l’aquaculture (élevage des poissons), qui s’est considérablement développée ces dernières années en raison de la diminution des stocks de poissons sauvages.
Quant à la vogue de l’huile de krill, qui est plus récente, elle s’est surtout accentuée à partir de l’an 2000.
COMPOSANTS
La teneur en acides gras oméga-3 de l’huile de krill est généralement un peu plus faible que celle des huiles de poisson actuellement offertes dans le commerce. Elle contient 75 mg d’AEP et 45 mg de ADH par capsule de 500 mg, contre 90 mg d’AEP et 60 mg de ADH pour les huiles de poisson. Mais l’huile de krill renferme également des phospholipides, environ 40 % selon le fabricant, et des antioxydants dont l’activité antioxydante serait beaucoup plus élevée que celle des huiles de poisson. Ces substances lui confèrent une efficacité accrue : les antioxydants contribuent à préserver l’intégrité des fragiles acides gras oméga-3 et les phospholipides assurent leur transport vers les sites où ils sont utiles, c’est-à-dire dans les membranes des cellules.
La teneur en acides gras oméga-3 de l’huile de krill devrait lui conférer des propriétés semblables à celles des huiles de poisson pour soulager les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde, réduire les rechutes et les risques de décès après un infarctus du myocarde, réduire les taux de triglycérides sanguins et prévenir plusieurs troubles cardiovasculaires.
L’antioxydant principal de l’huile de krill est l’astaxanthine (0,75 mg par capsule de 500 mg), un composé de la famille des caroténoïdes. C’est cette substance qui confère aux carapaces des crustacés et à la chair du saumon et de la truite leur coloration rougeâtre typique. L’astaxanthine est un puissant antioxydant qui pourrait notamment avoir un effet protecteur contre les effets nocifs des rayons ultraviolets et jouer un rôle dans le processus anti-inflammatoire.
Outre son huile, le krill renferme des protéines et des enzymes qui font l’objet de quelques utilisations industrielles : nourriture pour les poissons d’élevage, protéines pour la formulation de substituts de repas pour les personnes désirant perdre du poids ou de suppléments destinés aux athlètes, enzymes pour améliorer la digestion ou, en application topique, pour le débridement d’une plaie ou d’un ulcère cutané.
PROPRIETES
Syndrome prémenstruel (SPM) et menstruations douloureuses (dysménorrhée).
Au cours d’un essai à double insu mené auprès de 70 femmes, on a comparé les effets d’huiles de poisson (renfermant 18 % d’AEP et 12 % de ADH) à ceux de l’huile de krill sur les symptômes du syndrome prémenstruel et les douleurs menstruelles5. Au cours du premier mois, les patientes ont pris 2 g par jour d’huile de krill ou d’huiles de poisson. Au cours des deux mois suivants, elles ont pris le même dosage, mais seulement durant les huit jours précédant leurs menstruations et les deux jours suivants.
Les participantes avaient aussi la consigne de suivre un régime alimentaire composé de 40 % d’hydrates de carbone, de 40 % de protéines et de 20 % de matières grasses, des modifications qui peuvent, à elles seules, avoir un effet positif sur le syndrome prémenstruel, selon Hélène Baribeau, diététiste-nutritionniste. Les résultats indiquent que l’huile de krill a contribué à soulager les symptômes de la dysménorrhée de même que les manifestations émotionnelles associées au syndrome prémenstruel de façon plus efficace que les huiles de poisson.
Taux de triglycérides et de cholestérol.
Au cours d’un essai comparatif, 120 sujets souffrant d’hypercholestérolémie et d’hypertriglycéridémie ont été séparés en quatre groupes. Les participants ont pris chaque jour soit un placebo soit un des traitements suivants durant trois mois : 2 g ou 3 g d’huile de krill (selon le poids des sujets), 1 g ou 1,5 g d’huile de krill, 3 g d’huiles de poisson.
Après trois mois, le taux de cholestérol total des sujets ayant pris 2 g ou 3 g d’huile de krill par jour avait diminué, en moyenne, de 18 %, contre 13 % (1 g ou 1,5 g d’huile de krill) et 5,9 % (3 g d’huile de poisson). Dans le groupe placebo, le taux de cholestérol avait augmenté de 9,1 %. L’huile de krill, à raison de 2 g ou 3 g par jour, a également réduit le taux de triglycérides sanguin de 27 % en moyenne, soit de façon beaucoup plus nette que l’huile de poisson (-3,15 %) et que le placebo (-9,88 %).
Toujours au cours de cette étude, les chercheurs ont aussi constaté un très léger effet positif sur le taux de glucose sanguin, soit une diminution de 6 % en moyenne dans les deux groupes recevant de l’huile de krill, contre 3,3 % dans le cas des huiles de poisson et aucune variation dans le cas du groupe placebo.
Troubles inflammatoires.
En Ontario, on a mené un essai à double insu avec placebo auprès de 90 patients. Ces derniers souffraient de troubles cardiovasculaires, d’arthrite rhumatoïde ou d’arthrose et présentaient tous des signes cliniques d’inflammation chronique7. Durant l’étude, les participants ont cessé de prendre les anti-inflammatoires qu’ils prenaient normalement. Les chercheurs ont mesuré les taux de la protéine C réactive (CRP) chez les patients, un marqueur physiologique des processus inflammatoires. Les résultats indiquent qu’au bout de 30 jours, les taux de CRP avaient diminué d’environ 30 % chez les sujets du groupe ayant pris de l’huile de krill (300 mg par jour) et avaient augmenté d’un peu plus de 25 % chez ceux du groupe placebo. Un questionnaire normalisé visant à mesurer les symptômes associés à l’arthrose (WOMAC) a été rempli avant, durant et à la fin de l’essai : la douleur, la raideur et les incapacités physiques étaient nettement moindres chez les sujets du groupe actif après un mois de traitement. Ces résultats sont encourageants, d'autant qu'ils ont été confirmés par d'autres études menées plus récemment.